Au grand air pour une découverte sur le B.A B.A des algues !

Une balade iodée dont on revient plus riche…et plus bronzé…

 

Les sorties découverte des algues ont lieu lors des grands coefficients de marée, à marée basse, sur l’un des sites les plus riches au monde en diversité d’espèces.

 

Partons à la découverte des Algues et apprenons à repérer ce qui se mange. Chemin faisant, nous remplirons 4 paniers : celui du cuisinier, du magicien, du médecin et du farceur. Une fois arrivés, dressons la table et jouons les cuisiniers en herbe !

On a profité pour aller ramasser quelques algues afin de nous permettre de reconnaître les différentes espèces et de les… manger !

Je n’avais jamais goûté d’algues avant ce jour. Enfin si, celles que l’on trouve autour des rouleaux de makis mais la saveur ne m’ayant pas convenue, j’avais un petit a priori. Et cette dégustation a tout bousculé ! Car oui… je me suis régalée !!!

Sous de belles appellations (désolée pour les petits noms latins, ils sont depuis bien longtemps tombés aux oubliettes) telles que salade de mer, haricots de mer ou cheveux de sirènechaque dégustation a apporté son lot de bonnes surprises. Goût légèrement poivré pour certaines, pouvant servir d’enrobage pour des makis ou pouvant se déguster comme des pâtes pour d’autres, les propriétés des algues n’ont cessé de nous épater.

Riches en protéines, elles sont d’excellents compléments pour les végétariens. On peut les déguster en tartare, un vrai délice, ou bien encore les utiliser en cosmétiques.

On connait déjà leurs vertus pour la peau, mais voir Martine préparer sa mixture devant nous avec, entre autre, du romarin et un yaourt, rappelle à quel point la nature est généreuse avec nous.

Cette dernière expérience de notre formidable journée a conclu magnifiquement ces instants magiques passés ensemble.

 

Animation sur l’utilisation des algues en alimentaire, cosmétique et artistique.

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Puisqu’elle sont la base de la chaine alimentaire, pourquoi pas les gouter ?

C’te question… Les algues, on tente avant tout d’éviter de patauger dedans, ou bien on en fait un tas pour planter le parasol ou des décos pour le château de sable. Mais les manger, euh… On sait que ça se pratique et que certains en font même grand cas, mais on fait aussi un brin semblant de ne pas voir qu’il y en a plein les rayons de Sato (la barquette, là, près du saumon fumé… et puis les sachets, là-bas, pas loin des cornichons…). Parce qu’en vrai, on n’a pas très, très envie d’y goûter. Ça déroute. Ça dérange. Ou alors on a déjà testé, et on est certain de pouvoir affirmer qu’on n’aime pas – affaire classée !

¨Puis lors d’une animaiton, j’y ai goûté, un peu par hasard…

Identification, collecte et une recette simple

Le tartare d’algues

 Et je suis tombée dedans. Il s’agit d’un mélange d’algues fraîches émincées puis assaisonnées avec des huiles de noix et d’olive, des cornichons et des échalotes. Ça se tartine, ça se mélange, ça croque et ça fond dans la bouche. C’est marin et terrestre à la fois, avec un goût iodé assorti de saveurs connues et franches apportées par les cornichons et les huiles végétales. Je l’ai aussitôt adopté en tartines avec du fromage de chèvre frais, de l’avocat et un filet de jus de citron, et j’en ai fait « la » base de mes vinaigrettes maison pour les salades de concombre, de carotte ou de chou blanc. Il est, depuis, devenu un incontournable de mon frigo et de ma liste de courses…

 

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Découvrir le B.A. BA, de goûter autrement et d’apprécier pleinement.

Savons-nous seulement que 50 à 70% de l’ oxygène que nous respirons est produit par les algues ?

Savez-vous ce que sont les E400-E407 ? Ce sont des alginates, utilisés en tant qu’additifs à rôle épaississant, texturant, conservateur, ou encore clarifiant dans nos plats issus de la cuisine traditionnelle et moléculaire et sont issus des algues marines récoltées sur nos côtes.

Les algues culinaires ne constituent que 1 % des algues produites en France. Mais leur production a doublé depuis quatre ans pour atteindre «environ 800 tonnes par an». Jusqu’à une époque récente, les algues n’étaient guère consommées. Partout ailleurs, en Bretagne en particulier, les algues avaient mauvaise réputation. «On en consommait uniquement en période de disette alimentaire, voire de famine». Les eaux bretonnes abritent plus de 500 espèces algues.

L’occasion aussi d’aborder une multitude de sujets :

  • La biodiversité de notre littoral
  • C’est quoi une algue ?
  • Les algues dans tous leurs états
  • L’histoire des hommes et des algues
  • Le phénomène des marées
  • Un milieu de vie
  • Les techniques de récolte et de conservation des algues
  • Une découverte gustative d’algues fraîches…
  • La laisse de pleine mer
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